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Préservons ce qui nous réunit »
Une petite histoire
:
Les GROINS** sont nés en octobre 2009 sur la commune,
à l’initiative de quelques habitants et élus
inquiets de la détérioration galopante qui menaçait
de ruines notre territoire fragile.
Depuis il a creusé son sillon, patiemment, assidûment,
reniflant toutes les pistes possibles pour essayer de comprendre
comment on avait pu en arriver là, et comment on allait
s’en sortir.
Une piste ouverte :
Elle nous a permis de rencontrer plusieurs fois la Fédération
départementale de la chasse, l’association locale
des chasseurs, la sous-préfecture, le Parc des Cévennes
et ses architectes, à prendre contact avec les associations
de protection de la nature, les Robins des champs, le Centre
d’urbanisme et d’architecture de Nîmes.
Cette dernière rencontre nous a tout naturellement
mis le nez sur l’urgence à s’occuper mieux
de notre espace de vie, vaste projet qui concerne les paysages,
le patrimoine, les terres et l’habitat, et donc bien
au-delà du GROINS et de sa préoccupation première
: la prolifération des sangliers.
2011 aux Groins :
Le terrain (dans nos têtes surtout) étant maintenant
passablement défriché (on y voit plus clair
même s’il reste toujours quelques broussailles)
nous allons cette année maintenir notre observatoire,
pousser les investigations et élargir notre horizon
pour rassembler autour d’un problème qui dépasse
largement le local.
Autre retombée inattendue, bienvenue,
et peut-être même porteuse d’espoir :
Au départ râleurs isolés comme tout un
chacun, nous avons vite formé de réunions en
réunions une petite harde qui a appris sur le tas à
(bien) travailler ensemble. Ce qui nous a aidé à
surmonter les déceptions en chemin ? Probablement la
force d’un objectif commun clair: lutter contre la prolifération
et faire baisser le nombre de sangliers et les nuisances.
On avance forts de cette ambition-là.
Des convictions partagées : C’est
ce qui permet de surmonter les plus gros obstacles : Respect
entre tous les acteurs concernés, refus de sombrer
dans une quelconque « guerre des clans » ! La
prolifération est un problème pour les chasseurs
de nos communes aussi. Nous souhaitons mieux les comprendre,
mieux nous faire entendre, mettre du dialogue dans un problème
à régler ensemble, chacun selon ses possibilités
et son usage du territoire.
*citation empruntée … à
la revue de janvier 2011 de la fédération départementale
des chasseurs, page de couverture. Il nous semble que pour
qu’elle soit porteuse il ne faut pas qu’elle reste
enfermée dans le monde des chasseurs, mais qu’elle
soit partagée avec les habitants
**GROINS : Groupe de Réflexion Observatoire
Interface sur les Nuisances des Sangliers.
COMPTE-RENDU de la réunion
de l'UNITE DE GESTION 32 du 20/05/2011 à
Génolhac ( Fédération Départementale
des Chasseurs du Gard)
Prélèvements –
battues – dégâts - agrainage :
Au total, sur le département, 20.658 sangliers ont
été abattus, soit un chiffre supérieur
à ceux réalisés au cours des vingt dernières
années ; le constat est donc que le sanglier a continué
de proliférer.
Monsieur Pagès souligne qu'au cours du mois de février
certains chasseurs ne chassent pas et insiste sur la nécessité
d'être présents jusqu 'à la fin février
; il indique qu'il y a des problèmes dans l'unité
de gestion 32 ( sans préciser lesquels mais il semble
particulièrement se rapporter à la pénurie
de chasseurs en février) ; il y a des dégâts
chez les particuliers ainsi que chez les agriculteurs ;
En 1973, sur le département, ont été
prélevés 503 sangliers
En 2011, '' '' '' '' 20.500 '' : l'objectif est donc de nouveau
souligné de faire baisser la population de cette espèce;
Le constat est fait que dans certaines zones il y a vraiment
trop de sangliers, la seule méthode de limitation est
celle de la chasse ;
L'accroissement des dégâts agricoles et chez
les particuliers est souligné, ainsi que l'augmentation
des collisions avec des véhicules ; de plus les risques
sanitaires liés à des pathologies possibles
chez les sangliers sont une menace pour l'ensemble de la faune.
Cette année il y a eu moins de battues :
saison 2008/09 : 930 battues : 1605 bêtes abattues
saison 2009/10: 879 battues: 1299 bêtes abattues
saison 2010/11: 848 battues: 848 bêtes abattues seulement...
Les chasseurs font remarquer que le sanglier bouge beaucoup
d'une commune à l'autre ;
L'un d'entre eux dénonce la situation de Ste Cécile
où l'agrainage a été autorisé,
mais où il semble que dans les faits on procède
plutôt à du nourrissage abusif, signalé
aussi par les communes voisines ;
D'autres ont demandé l'autorisation d'agrainage, et
attendent la réponse ; il est rappelé que l'agrainage
doit répandre un nombre de grains de maïs extrêmement
réduit ;
Les dégâts agricoles :
les chiffres parlent d'eux-mêmes : 2003/04 228.125 euros
2004/05 294.124 ''
2005/06 256.048 ''
2006/07 125.242 ' '
2007/08 173.835 ''
2008/09 194.126 euros
2009/10 223.784 ''
2010/11 300.887 '' (chiffres provisoires ! ! !)
Certaines communes ont des problèmes particuliers,
exemple une commune où une troupe de vingt sangliers
ont totalement saccagé une vigne, sauf que celle-ci
était d'un grand cru très coté, de ce
fait l'indemnisation monte évidemment en flèche.
Plusieurs remarques : certains acceptent de tuer des femelles
gestantes en février, mais reconnaissent que «
ce n'est pas beau à voir » ;
L'intégration des jeunes et des nouveaux chasseurs
est difficile ;
Même avec des tirs supplémentaires, de jour et
de nuit, ce n'est plus un plaisir mais une nécessité
;
Certains conviennent et se plaignent que ça devient
un métier, et coûteux ( prix des timbres, sans
parler des chiens blessés, et d'un emploi du temps
de plus en plus lourd).
La Loi sur l'indemnisation des dégâts
:
Elle date de 1969 où à l'époque a été
mis un terme à la loi d'affût où chacun
tirait sur sa propriété ;
Monsieur Pagès souligne que si l'Etat s'occupe des
dégâts, il prendra aussi d'autres moyens pour
stopper la prolifération ;
Problèmes de coordination lorsqu'il y a trop d'équipes,
ainsi que des chasses privées qui sont de plus en plus
nombreuses, mais souvent fort peu efficaces ( on fait plaisir
à quelques-uns de tirer occasionnellement, sans autre
souci de réguler la population)
L'O.N.F est quelque peu décriée car pas solidaire
du problème
Là où il y a eu trop de dégâts,
le sanglier est classé nuisible ;
Les chiffres des indemnisations de l'unité 32 : 2007/08
1.678 euros
2008/09 1.135 '' ''
2009/10 4.999 '' ''
2010/11 4.878 '' '' bilan provisoire !!!
Certains soulignent qu'ils aident à mettre des clôtures
mais que les propriétaires traînent à
y mettre l'électricité ; Mr Henri Galinier,
Maire de Génolhac évoque les deux agriculteurs
de sa commune, l'un âgé a du mal a surveiller
l'ensemble de sa clôture car il en a des kilomètres,
les chasseurs lui ont proposé une convention qu'il
n'a pas signé ; un panneau solaire a été
placé, mais la clôture a été très
dégradée par les sangliers car dès qu'une
herbe gène le courant ne passe plus correctement ;
il souligne également de nombreuses plaintes à
la Haute-Moline et au V.V.F, ainsi qu’ au captage de
la gardonnette : les sangliers viennent au dessus et un simple
grillage ne suffira pas. Il demande aux chasseurs de lui signaler
les zones non débroussaillées et il adressera
des lettres en recommandé pour exiger le nettoyage.
Mr Ménétrier indique qu'il fera de même
pour Sénéchas,
Mme Boussac également pour Bonnevaux .
On signale que les mères restent avec les jeunes femelles,
et qu'en multipliant les battues en janvier et février,
on ferait réellement baisser la population ; Mr Ménétrier
ajoute qu'il est contre l'agrainage car cela tourne très
vite au nourrissage ;
Les niveaux cynégétiques d’évaluation:
Avant, on comptait de 0 à 5, dorénavant, on
comptera de 0 à 2
0 = population faible ; 1 = équilibre, dégâts
supportables, la période de chasse est utilisée
de façon optimale ; 2 = surpopulation
Mr Pagès interroge l'assemblée sur son sentiment
à l'égard de la situation locale, on entend...
des 3 et 4... en tout cas 2 c'est sûr !
du 15 août au 28 février, il faut au moins un
minimum de 30 battues
Est de nouveau évoqué le problème d'interférence
avec les chasses privées qui n'assurent pas le rendement
Le souhait est évoqué de la mise en place de
battues conjointes à plusieurs communes ;
Mr Peyric souligne que c'est difficile à organiser,
et la lourdeur des démarches administratives, il souligne,
ainsi que d'autres, le problème des autorisations ,
du calage des dates, et que s'il pleut ce jour là les
chasseurs n'y vont pas;
Les tirs de nuit pourraient faire de meilleurs résultats,
mais la lourdeur administrative est encore soulignée
;
Les lieutenants de Louveterie doivent maintenant porter leur
tenue réglementaire dont le prix est de 700 euros,
ils demandent des subventions, Mr Laratta souligne que cette
année il a effectué 5.000 km... dont le coût
n'est pas anodin non-plus.
La technique du tir d'affût et d'approche va du 1er
juin au 14 août, et s'effectue à 100m des cultures
; elle doit se faire 1H avant le lever du soleil et 1H après
le coucher du soleil
L'an dernier, cette technique a permis 678 abattages pendant
cette période
Mr Pagès incite les chasseurs a demander cette autorisation
en début de saison afin de pouvoir vite intervenir
dès qu'il y a des plaintes de particuliers ;
Le classement nuisible est critiqué car il
engendre beaucoup de paperasserie
Un stage de sécurité est organisé le
28 mai en matinée à Nîmes, avec pompiers
et gendarmerie ; Mr Pagès rappelle l'utilité
d'une telle formation, un accident avec mort d'homme étant
récemment à déplorer sur le département.
En fin de séance, je pose la question à Mr Jean-Paul
Rigal sur l'intérêt qu'il pourrait y avoir à
coordonner les dates avec l'équipe de Malbosc, Monsieur
Rigal ne semble pas l'entendre ainsi et exprime sa satisfaction
que l'équipe Bonnevaux-Aujac ait abattu cette année
plus de 200 bêtes, qu'on lui montre si on peut faire
mieux...
Ce compte-rendu n’a pas cherché à être
synthétique, il a semblé intéressant
de relater l'ensemble de ce qui s'est dit au cours de cette
réunion.
   
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